Bien sur qu’elles sont truquées !
Mais surtout ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Je suis persuadé qu’en règle générale les jockeys, les entraîneurs ou les propriétaires ne s’entendent pas avant la course pour savoir qui va gagner, j’en suis même certain.
Un règlement absurde !
Un article du code des courses dit que tous les chevaux prenant le départ d’une épreuve doivent y défendre leur chance… Cela ne peut pas toujours être respecté, sauf peut-être en ce qui concerne les grandes épreuves dans lesquelles d’énormes intérêts sont en jeu. En effet, comment voulez-vous empêcher un entraîneur de demander à un jockey de ménager un cheval qui fait sa rentrée après une maladie, un accident ou tout simplement après une longue période d’inaction ? Comment voulez-vous l’empêcher s’il vise pour son cheval un gros handicap, de lui faire courir plusieurs épreuves dites de préparation où il ne défendra pas vraiment ses chances ?
L’absurdité du règlement est encore plus évident au trot, un cheval qui termine troisième et qui touche par exemple une allocation de quelques centaines d’euros doit, de ce fait rendre 25 mètres dans une prochaine épreuve où les 50.000 euros ( par exemple ) du premier seraient à sa portée sans ce recul. Comment peut-on exiger de l’entraîneur un tel sacrifice ? Il est bien certain qu’il va pas défendre cette troisième place avec acharnement.
Le problème se complique avec les handicaps
L’entraîneur est payé par les propriétaires pour les chevaux dont il s’occupe, il est donc normal que, pour les satisfaire, il cherche à tirer le maximum de ses pensionnaires. Plusieurs genres d’épreuves sont mises à sa disposition : prix de série, handicaps, réclamers. En plat, les classiques et les prix de série ne donnent que rarement lieu à de grosses surprises, parce que la valeur des chevaux qui s’y opposent est généralement connue, le problème se complique sérieusement avec les handicaps.
Pourquoi ?
Parce que de par sa définition le handicap est indéchiffrable, car les chances des concurrents sont égalisées par des poids différents, et en principe nous devrions avoir, à l’arrivée, tous les participants sur la même ligne, nous disons bien en principe.
Une partie de » cache-cache »…
Ce sont les handicapeurs qui, grâce à une très grande expérience parviennent à estimer avec exactitude la valeur de chaque cheval et qui attribuent les différents poids.
Ainsi après une victoire par exemple, le handicapeur rehausse de plusieurs kilos le poids que devra porter le lauréat dans les prochains handicaps. A part quelques phénomènes qui récidivent en remportant un deuxième handicap consécutif, cette surcharge met le cheval hors course pour un certain temps tout au moins.
Une véritable partie de » cache-cache » commence alors entre l’entraîneur et le handicapeur. Pour que son pensionnaire retrouve un poids convenable dans un futur handicap, tout est bon pour l’ entraîneur : engager son cheval sur de fausses distances, lui imposer des conditions de course défavorables, il n’hésite pas à la trimbaler en province, à donner des ordres contradictoires au jockeys, etc, etc… Ce jeu peut durer très longtemps, plusieurs mois, quelquefois même plus d’une année.
Du truquage à » l’affaire » il n’y a que quelques kilos…
Qu’est-ce qu’une affaire ?
Il y a » affaire » lorsqu’un entraîneur, souvent en accord avec son propriétaire, déclasse volontairement un cheval pendant plusieurs courses où bien entendu il ne participe jamais à arrivée, jusqu’au jour » J « . on dit qu’il y » fait le tour » ou qu’il y est » tiré « .
Le jour » J « se présente la plupart du temps sous la forme ou l’allocation au vainqueur n’est pas très importante. Ce n’est du reste pas le but visé, il s’agit avant tout de miser de grosses sommes d’argent presque à coup sûr et de gagner au détriment de la masse des petits parieurs et parfois même des gros , qui ne peuvent en aucune manière être dans le secret.
Ce jour-là propriétaire, entraîneur et les heureux » invités » remplissent leurs poches.
Bien entendu une affaire peut rater, il n’y a jamais de coup sûr à 100% aux courses, mais on peut-être assuré que si l’affaire rate ce n’est que partie remise , car dès que le cheval se représentera dans des conditions de courses similaires, il y a toutes les chances pour que cette fois il rembourse tout son petit monde.
Le vrai problème des courses
Sachez que l’ entraîneur et le jockey ou driver ( qui monte aux ordres ) défendent les intérêts du cheval et, par la même, ceux du propriétaire.
Ce sont des professionnels qui font très sérieusement leur travail.
Les courses sont truquées par la force des choses, malheureusement les intérêts des professionnels ne sont pas ceux des joueurs ! C’est le vrai et seul problème des courses
Peut-on gagner aux courses ?
Malgré les cas que nous venons de voir est-il possible de gagner aux courses ?
Bien sur que c’est possible ! Mais encore faut-il choisir judicieusement les chevaux sur lesquels on décide de parier et observer des règles élémentaires.
Règles que je vous invite non seulement à découvrir mais à retenir.
Disposer de bonnes sélections.
Privilégier la régularité.
Préférer le jeu à mise égale.
Débuter avec un capital suffisant.
Savoir supporter les écarts.
Savoir gérer les phases de jeu difficiles.
Être patient, persévérant, discipliné.
Ne jamais jouer au dessus de ses moyens.
Ne risquer que l’argent qu’on peut perdre.
Bons jeux à toutes et à tous !
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